L’homme qui rétrécit – Richard Matheson (1956)

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The Incredible Shrinking Man, film de Jack Arnold (1957)

Un roman de SF délicieusement rétro et une tragédie intemporelle.

LHomme-qui-retrecit1Après avoir été exposé sur un bateau à un étrange crachin, Scott Carey commence à rétrécir. Plus tard il aura une explication scientifique : une double exposition improbable à un insecticide puis à des radiations aurait déclenché ce processus que la médecine est impuissante à enrayer. Il rétrécit donc inexorablement. Il vit maintenant dans la cave de sa maison. Il ne mesure plus que le sixième de ce qu’il était quand il s’y est fait piéger. Dans une semaine, sa taille sera réduite à zéro. Pas plus grand qu’un insecte, il lutte pourtant encore pour sa survie : chaque jour trouver à boire, à manger, et surtout échapper à l’araignée qui en ferait volontiers son dîner…

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Métro 2033 – Dmitry Glukhovsky

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Gros pavé post-apocalyptique qui démarre lentement, met laborieusement en place un univers malgré tout prometteur, mais s’y enlise et se révèle finalement parfaitement indigeste.

Metro-2033A Moscou, en 2033. Artyom a une vingtaine d’années. Il est né « là-haut », avant la guerre nucléaire. Depuis, tous les survivants vivent dans le métro, condamnés à s’y terrer à l’abri des radiations et des rayons du soleil qui leur seraient fatals. Ils y vivent dans des tentes, y cultivent des champignons, y élèvent des porcs et font un peu de commerce. Artyom n’a encore jamais « voyagé », c’est pourquoi il se porte volontaire pour une mission officielle. Il s’agit de rejoindre une autre station avec laquelle la sienne doit signer un accord. Là-bas se trouve un stock de câbles qui devrait permettre d’établir une communication téléphonique entre les stations. Mais ce qu’Artyom n’a dit à personne, c’est que cette mission officielle cache une mission secrète qui lui a été confiée personnellement. Pour la mener à bien, il va devoir voyager de station en station et braver les dangers les plus étranges : des animaux bizarroïdes, des mutants à trois jambes et deux têtes, des épidémies, ou encore des sons dangereux pour la santé mentale de ceux qui les entendent…

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Challenge ABC de l’imaginaire 2018

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J’ai encore craqué pour un challenge ! Mais je dois dire que j’aime particulièrement le principe du challenge ABC. Je ne peux pas en voir passer un sans me saisir immédiatement d’un carnet et d’un stylo pour dresser ma liste. Celui-ci est consacré aux littératures de l’imaginaire et est organisé par MarieJuliet. Il couvre tous les genres de l’imaginaire (fantasy, fantastique, SF) et tous ses sous-genres (bit-lit, dystopie, steampunk, etc.). Les essais ne sont pas pris en compte et les BD limitées à 3.

Comme dans tout challenge ABC, on s’engage à lire 26 livres dans l’année avec un auteur en A, un auteur en B, un auteur en C… jusqu’à un auteur en Z. Mais comme certaines lettres sont plus problématiques que d’autres, on a droit à 3 jokers, c’est-à-dire qu’à 3 reprises on peut prendre pour référence non pas l’initiale du nom de l’auteur, mais celle de son prénom ou le premier mot significatif du titre. La lettre X peut aussi être remplie avec un anonyme, une anthologie ou un numéro de revue. Et puis on peut s’arranger quand le nom de l’auteur contient plusieurs noms ou quand le livre est signé par deux auteurs. Pour plus de détails sur tous les cas possibles, on se reportera au billet de lancement de MarieJuliet.

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En ce moment je lis

 

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En ce moment je lis :

  1. un roman russe
  2. un gros pavé de 850 pages
  3. un roman de SF
  4. un roman d’anticipation
  5. un roman post-apocalyptique
  6. un roman fantastique avec des créatures monstrueuses
  7. un récit initiatique…

Mais non, en ce moment je ne lis pas 7 romans en même temps.

Je n’en lis qu’un, mais j’en ai pour un moment…

Je suis une légende – Richard Matheson (1954)

je-suis-une-legende.jpgClassique de la science-fiction et roman deux-en-un : à la fois roman post-apocalyptique et roman de vampires.

Robert Neville semble être le seul survivant d’une épidémie qui a causé la mort de sa femme et sa fille. Mais tous les hommes n’ont pas succombé à la maladie. Certains ont muté et sont devenus des vampires. Quand la nuit tombe, ils traquent Robert Neville…

« Bientôt, tu cesseras d’être un Robinson Crusoé, prisonnier d’un îlot de nuit cerné par un océan de mort. »

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Un challenge classique pour 2018

Challenge-Classique

Ce sont Nathalie du blog Délivrer des livres et Blandine du blog Vivrelivre qui nous ont concocté un challenge classique pour 2018 : Cette année, je (re)lis des classiques.

Évidemment je me suis inscrite, car ce challenge va rencontrer à la fois le Challenge XIXe siècle et le Défi de l’imaginaire 2018. Dans ce nouveau challenge, tous les genres sont admis. Une seule condition : seules les oeuvres publiées avant 1970 pourront être considérées comme classiques.

Quatre niveaux sont prévus. Je me suis inscrite dans le 3e ce qui m’engage à lire au moins 6 classiques.

Un coeur simple – Gustave Flaubert (1876)

perroquet

La vie malheureuse d’une servante en Normandie au XIXe siècle.

Pauvre Félicité ! Alors que son prénom la destinait au bonheur, sa vie aura été bien triste. Après une enfance dans la misère, elle tombe amoureuse, mais son fiancé en épouse une autre, par intérêt. Elle reporte alors son affection successivement sur un neveu, la fille de sa maîtresse, un vieillard malade et finalement un perroquet…

« Pendant un demi-siècle, les bourgeoises de Pont-l’Évêque envièrent à Mme Aubain sa serveuse Félicité.
Pour cent francs par an, elle faisait la cuisine et le ménage, cousait, lavait, repassait, savait brider un cheval, engraisser les volailles, battre le beurre, et resta fidèle à sa maîtresse, – qui cependant n’était pas une personne agréable. »

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2018, année rétrofuturiste

Defi-lecture

Je démarre cette année 2018 avec une grande envie de challenges de lecture. J’en ai (pour l’instant) trouvé 2 qui devraient déjà bien m’occuper. C’est sur Babelio que je les ai trouvés, mais c’est sur le forum Les trolls de Babel qu’ils sont finalement organisés.

Le Défi de l’imaginaire 2018 organisé par RosenDero : challenge SFFF (Science-Fiction, Fantastique, Fantasy). C’est un challenge annuel qui se déroule du 1er janvier au 31 décembre 2018. Les lectures de ce challenge doivent faire l’objet de critiques sur Babelio. Plusieurs niveaux sont prévus : de Roturier (2 points) à Dieu parmi les hommes (200 points). Pour ma part, je vais dans un premier temps viser Quidam (10 points). Chaque lecture rapporte de 1 à 3 points, selon que le livre s’inscrive ou non dans l’une des 142 thématiques proposées (appelées item-défis) et qu’il ait ou non été lu par un autre participant voire proposé comme livre-quête par un autre participant. Bien sûr tous les détails sont sur le forum.

Le Challenge XIXe siècle organisé par Tatooa : c’est un challenge illimité qui a commencé en décembre 2017. Un bilan est prévu en chaque fin d’année. Il s’agit de lire des oeuvres du XIXe siècle, dans tous les genres littéraires. Les livres lus doivent faire l’objet dune critique ou au moins d’une ou deux phrases de ressenti. Il y a 17 niveaux : de Cosette (3 livres) à DEA (80 livres). Je ne vise pas de niveau précis (au moins Cosette tout de même). Là encore les détails sont sur le forum.

Ces deux challenges très différents ont un point commun : ils vont tous les deux me permettre de prendre mes distances par rapport aux nouveautés.

Maintenant ce qui va me manquer, ce sont de jolies petites vignettes à mettre à la fin de mes billets. A moins que je n’utilise l’image qui illustre celui-ci…

 

Rentrée littéraire 2017 : mon bilan

J’ai ouvert mon blog le 13 août et plongé dans la rentrée littéraire de septembre.

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Je me suis inscrite au Challenge de Hérisson pour lire au moins 1% des parutions de la rentrée.
Finalement j’en ai lu 3% (18 livres).

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J’ai créé mon propre challenge pour lire 10% des premiers romans de la rentrée
(8 livres).

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J’ai eu un gros coup de coeur pour un livre autobiographique qui m’a fait traverser avec beaucoup d’émotion 40 ans d’une histoire à la fois individuelle et collective  :
Mistral perdu ou les événements d’Isabelle Monnin (JC Lattès).

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J’ai beaucoup apprécié l’originalité d’un premier roman qui flirte avec la science-fiction tout en nous plongeant dans l’histoire récente de la République tchèque :
Un astronaute en Bohême de Jaroslav Kalfar (Calmann-Lévy).

Un-astronaute-en-boheme

Je suis tombée sous le charme d’un roman qui a priori n’était pas mon genre :
Un funambule sur le sable de Gilles Marchand (Aux forges de Vulcain).

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J’ai passé un très bon moment avec une sorte de campus novel normand particulièrement charmant :
Les vacances de Julie Wolkenstein (POL).

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J’ai aimé un thriller onirique et mélancolique dans lequel un homme part à la recherche de sa soeur 24 ans après sa disparition :
Summer de Monica Sabolo (JC Lattès).

Summer

Mais j’ai aussi détesté un roman prétentieux et mortellement ennuyeux :
Zéro K de Don DeLillo (Actes Sud).

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Enfin, j’ai terminé ces lectures de rentrée avec un roman passionnant racontant l’histoire d’une famille d’origine kabyle sur trois générations :
L’Art de perdre d’Alice Zeniter (Flammarion)

L_Art_de_perdre

En résumé, m’immerger dans la rentrée de septembre a été une belle expérience.
J-aime-bien
Néanmoins, ayant frôlé l’overdose de nouveautés, je ne pense pas me précipiter sur la rentrée de janvier…
J-aime-pas
Mais je vais certainement replonger en septembre prochain !
J-adore

Mes 18 lectures de la rentrée littéraire 2017 :

  1. Encore vivant – Pierre Souchon (Rouergue)
  2. Une histoire des loups – Emily Fridlund (Gallmeister)
  3. Summer – Monica Sabolo (JC Lattès)
  4. Addict – James Renner (Sonatine)
  5. Mon père, ma mère et Sheila – Éric Romand (Stock)
  6. Les vacances – Julie Wolkenstein (POL)
  7. Zero K – Don DeLillo (Actes Sud)
  8. Ton père – Christophe Honoré (Mercure de France)
  9. Fief – David Lopez (Seuil)
  10. Nos vies – Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel)
  11. Son absence – Emmanuelle Grangé (Arléa)
  12. Un funambule sur le sable – Gilles Marchand (Aux forges de Vulcain)
  13. Mistral perdu ou les événements – Isabelle Monnin (JC Lattès)
  14. Le coeur battant de nos mères – Brit Bennett (Autrement)
  15. Heather, par-dessus de tout – Matthew Weiner (Gallimard)
  16. Le Zoo – Gin Phillips (Robert Laffont)
  17. Un astronaute en Bohême – Jaroslav Kaltar (Calmann-Lévy)
  18. L’Art de perdre – Alice Zeniter (Flammarion)